Programme du IIIème dimanche après Pâques – Jubilate Deo

Saint-Eugène, le dimanche 26 avril 2015, grand’messe de 11h.

Le troisième dimanche après Pâques est aussi appelé dimanche de Jubilate, en raison du premier mot de l’introït de la messe. L’évangile de la messe de ce jour est tiré du dernier discours du Christ à la Cène dans l’évangile de Jean (16, 16-22) : « Un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et puis un peu encore, et vous me verrez, car je vais au Père. » Aussi ce dimanche constitue-t-il un point de bascule au milieu du temps pascal : après avoir célébré la résurrection et la vie nouvelle offerte par le baptême & l’eucharistie, voici que la perspective que nous offre la sainte liturgie change et nous prépare au départ du Seigneur vers son Père et à l’envoi de l’Esprit, aux fêtes prochaines de l’Ascension & de la Pentecôte.

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Programme du dimanche des Myrrophores – ton 2

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 26 avril 2015 du calendrier grégorien – 13 avril 2015 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

Le dimanche de la troisième semaine de Pâques, l’Eglise byzantine honore les saintes femmes Myrrophores (porteuses de myrrhe), qui ont embaumé le corps du Seigneur, ainsi que ceux qui contribuèrent à son ensevelissement : Joseph d’Arimathie et Nicodème. Ce dimanche constitue donc une synaxe de tous les témoins de l’ensevelissement et de la résurrection du Christ (comme la synaxe de la Mère de Dieu suit le jour de Noël ou la synaxe de Jean le Baptiste suit la Théophanie). L’évangile de la divine liturgie de ce jour est tiré de Marc 15, 43 à 16, 8, et relate l’ensevelissement & la résurrection du Christ. Il constitue une dérogation dans la lecture continue de l’évangile de saint Jean pendant le temps pascal. L’origine de cette fête est Constantinopolitaine (à l’origine, à Jérusalem, Marc 15, 43 – 16, 8 était précisément l’évangile du jour de Pâques – on y lisait Jean 2, 1-11 le troisième dimanche de Pâques).

Saint Joseph d'Arimathie vient demander à Pilate de lui donner le corps de Notre Seigneur après sa mort en CroixJoseph d’Arimathie était membre du Sanhédrin (Luc 23, 50 – Marc 15, 43). En cette qualité, il a dû prendre part au jugement qui a condamné Jésus, « mais il n’avait pas donné son assentiment à leur décision & à leur acte, car c’était un homme bon & juste » (Luc 23, 51). Il s’était fait disciple de Notre Seigneur (Matthieu 27, 57), mais en secret, par crainte des Juifs (Jean 19, 38). Il était riche (Matthieu 27, 57), notable & grand (Marc 15, 43), aussi la liturgie byzantine le désigne sous l’appellation du « noble Joseph ». Il était originaire d’Arimathie (aujourd’hui Rentis, au Nord-Est de Lydda), mais devait habiter Jérusalem puisqu’il s’y était fait tailler son tombeau dans le roc, à la manière des riches.

Quoique craintif de se déclarer pour Jésus au milieu du Sanhédrin, Joseph ose entreprendre la démarche auprès de Pilate pour ensevelir le corps de Jésus. D’après la coutume juive, les corps des suppliciés devaient être jetés dans des fosses communes qui étaient la propriété des tribunaux. Aussi Joseph s’adresse-t-il à Pilate, car la loi romaine concédait le cadavre d’un supplicié aux amis ou aux parents qui le réclamaient. Pilate, étonné de ce que Jésus fut décédé si tôt, ne fit pas de difficulté pour accorder à Joseph la faveur de rendre les derniers devoirs aux corps du Christ.

Joseph descendit donc le corps de Jésus de la Croix, aidé vraisemblablement par les quelques disciples encore présents, probablement saint Jean, mais surtout Nicodème, explicitement nommé (Jean 19, 39). Comme Joseph, Nicodème fait partie du Sanhédrin (Jean 3, 1). Pendant que Joseph faisait les démarches auprès de Pilate, Nicodème avait dû aller acheter précipitamment les aromates nécessaires à l’ensevelissement, en se souciant semble-t-il de la quantité plus que de la qualité : environ 100 livres (soit 32 kg 700) d’une mixture de myrrhe & d’aloès.

Le corps de Jésus, descendu de la Croix, a probablement d’abord été lavé. On y versa les aromates et on l’enveloppa dans un suaire propre (Matthieu 27, 59) avec plusieurs autres linges (bandelettes & pièces de linceuls cf. Jean 19, 40 – Luc 23, 53 – Marc 15, 46 – Matthieu 27, 58). Les saintes femmes durent prêter main forte à Joseph & Nicodème pour la toilette funéraire, mais celle-ci dû être faite à la hâte et de façon incomplète, car le crépuscule approchait et l’on entrait dans le grand Sabbat de la Pâques où tout travail de ce genre était prohibé.

Jésus n’ayant pas de tombeau, Joseph lui céda le sien (Matthieu 27, 60) : un tombeau aristocratique tout neuf qui venait d’être taillé dans le roc, dans un enclôt tout près du Golgotha. Le corps de Jésus fut placé sur la banquette de pierre et Joseph roula la grande pierre prévue pour servir de fermeture au tombeau.

Les saintes femmes qui avaient aidé à la toilette funèbre observèrent soigneusement où on avait placé le corps de Jésus : elles étaient décidées à accomplir à nouveau la toilette funèbre plus dignement et plus complètement, avec des onguents de grand prix, très tôt le dimanche matin, une fois le Sabbat de Pâques passé.

Dans la tradition orientale, ces saintes femmes myrrophores – au nombre de 7 – sont les suivantes :

1. Marie Madeleine (Marie de Magdala) (la seule mentionnée par Jean 20, 1), de qui Jésus avait chassé sept démons, la première arrivée au tombeau le dimanche matin (peut-être parce que les autres avaient été retardées par l’achat de nouvelles aromates),
2. Marie de Jacques, femme de Cléophas (ou Clopas dit aussi Alphée) et mère de Jacques le Mineur et de Joseph (ou Joset), sœur de la Sainte Vierge (en réalité sa belle-sœur, Cléophas étant frère de Joseph) et donc tante de Jésus (cf. Jean 19, 25). Ses quatre fils Jacques, Joseph, Simon & Jude sont les cousins germains de Jésus, que l’évangile, à la manière sémite, désigne sous le nom de « frères » du Seigneur.
3. Salomé (ou Marie Salomé), femme de Zébédée et mère des apôtres Jacques le Majeur & Jean l’Evangéliste, vraisemblablement eux aussi de la parenté de la Sainte Vierge et de saint Joseph.
Ces trois myrrophores – appelées en Occident « les 3 Marie » – sont spécialement mentionnées par les 4 évangiles (Matthieu 27, 56 et 28, 1 – Marc 15, 40 et 16,1 – Luc 24, 10 – Jean 19, 25). Cependant, elles n’étaient pas les seules (cf. Luc 24, 10 : « celles qui leur firent ce rapport étaient Marie-Madeleine, Jeanne & Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles »), et la tradition leur associe les suivantes :
4. Jeanne, femme de Chusa qui était intendant d’Hérode Antipas (citée nommément donc par Luc 24, 10).
5. Suzanne, citée parmi les femmes qui accompagnaient Jésus et l’assistaient de leurs biens (Luc 8, 3).
6. & 7. Marthe & Marie, les deux sœurs de Lazare.

La tradition iconographique leur associe également la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, qui, ayant assisté avec saint Jean à la mort de son fils, dût être présente lors de la déposition de la croix et des cérémonies de l’ensevelissement, conduites par Joseph d’Arimathie assisté de Nicodème.

Les femmes myrrophores furent parmi les premières à suivre Jésus et soutenaient la troupe apostolique de leurs services & de leurs ressources. Elles lui furent fidèles jusqu’au bout, malgré l’échec apparent, au pied de la Croix, tandis que les disciples se tenaient loin. En récompense de la constance inébranlable de leur amour et de leur fidélité, c’est à elles qu’est confiée la première annonce de la résurrection.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 2. Gloire au Père. Tropaire de la fête (Le Noble Joseph). Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion de la fête.

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du dimanche, ton 2, & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode fleuri :
1. Reprenant la prière du bon Larron, * ô Christ, nous te disons : * Souviens-toi de nous, Seigneur, ** quand tu entreras dans ton royaume.
2. Ta croix, nous te l’offrons * pour la rémission de nos péchés : * Seigneur, tu l’as supportée ** par amour pour les hommes.
3. Devant ta Sépulture & ta sainte Résurrection, * Maître, nous nous prosternons : * par elles tu rachetas de la corruption, ** Ami des hommes, le monde entier.
4. Seigneur, l’empire de la Mort * par ta mort fut englouti, * & par ta sainte Résurrection, ** Dieu sauveur, tu as sauvé l’univers.
5. Au plus profond de l’Enfer, * lorsqu’ils virent ta clarté, * ceux qui dormaient dans les ténèbres de la mort, ** ô Christ, se levèrent, ressuscités.
6. Ressuscité du tombeau, * tu vins au-devant des Myrophores, * et les Disciples reçurent la mission ** de proclamer ta Résurrection.
7. Ressuscité du tombeau, toi qui pillas l’Enfer, * tu vivifias les morts et par ta résurrection * m’ouvris les immortelles sources : * délivre-moi, Sauveur, du lien de mes passions, ** car tout ce que tu veux, tu le peux accomplir.
8. Que rougissent les méchants, puisque le Christ * est ressuscité, réveillant les morts et leur criant : * « Courage, j’ai vaincu le monde ! » * Croyez en lui ou bien restez muets, ** vous qui rejetez sa résurrection !
9. Aux Myrophores tu as dit : Réjouissez-vous ! * lorsque du sépulcre tu fus ressuscité, * et tu fis proclamer ta Résurrection par les Apôtres ; * délivre-moi, Sauveur, du lien de mes passions, ** car tout ce que tu veux, tu le peux accomplir.
10. Honorons le noble Joseph, partisan de la piété, * membre du Conseil et disciple du Seigneur, * chantons aussi les Myrophores et les Apôtres ; * avec eux tous, fidèles, célébrons ** joyeusement la Résurrection du Sauveur.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 2 : Lorsque tu t’es abaissé jusqu’à la mort, toi l’immortelle vie, * tu as terrassé les enfers par l’éclat de ta divinité. * Lorsque tu as ressuscité les défunts de dessous la terre, * toutes les puissances des cieux ce sont écriées : ** O Christ, qui donnes la vie, notre Dieu, gloire à toi ! »
2. Tropaire de Joseph d’Arimathie, ton 2 : Le noble Joseph, * ayant descendu de la croix ton corps immaculé, * l’enveloppa d’un linceul blanc avec des aromates * et le coucha avec soin dans un tombeau neuf ; * mais tu es ressuscité le troisième jour, Seigneur, ** faisant au monde grande miséricorde.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion des Myrrophores, ton 2 : Ayant dit aux Myrrophores « Réjouissez-vous », * tu as fait cesser par ta Résurrection, ô Christ Dieu, * les gémissements d’Eve, notre première mère. * Mais à tes apôtres tu as donné l’ordre de prêcher : ** « Le Sauveur est ressuscité du tombeau ».
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion de Pâques, ton 8 : Lorsque tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel, * tu as brisé la puissance de l’Enfer, * et tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu, * ordonnant aux Myrrophores de se réjouir, * visitant tes Apôtres et leur donnant la paix, ** toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection.

Prokimen
Des Myrrophores, ton 6 :
R/. Sauve, Seigneur ton peuple * et béni ton héritage.
V/. Vers Toi, Seigneur, j’appelle : mon Dieu, ne sois pas sourd envers moi.

Epître : Actes des Apôtres (§ 16) VI, 1-7 (L’institution des diacres par les Apôtres).
Choisissez donc, frères, sept hommes d’entre vous d’une probité reconnue, pleins de l’Esprit-Saint et de sagesse, à qui nous commettions ce ministère.

Alleluia
Des Myrophores, ton 8 :
V/. Tu aimes ton pays, Seigneur, tu fais revenir les captifs de Jacob.
V/. Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent.

Evangile : Marc (§ 69) XV, 43 à XVI, 8.
Joseph d’Arimathie, qui était un homme de considération et sénateur, et qui attendait aussi le royaume de Dieu, s’en vint hardiment trouver Pilate, et lui demanda le corps de Jésus.

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !

Verset de communion
De Pâques : Recevez le corps du Christ, goûtez à la source immortelle.
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux (Psaume 148, 1). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du IInd dimanche après Pâques – Dimanche du Bon Pasteur

Saint-Eugène, le dimanche 19 avril 2014, grand’messe de 11h.

(Exceptionnellement, pas de répétition le samedi 18 avril à 18h en raison du mariage de deux choristes).

Ce second dimanche de Pâques est aussi appelé dimanche de Misericordia (du 1er mot de l’introït) ou – le plus souvent – sous le nom populaire de dimanche du Bon Pasteur, en raison de l’évangile qui y est lu (Jean 10, 11-16) et qui est repris par le second Alleluia et l’antienne de communion du jour :

Ego sum pastor bonus : et cognósco meas et cognóscunt me meæ. Je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent.

Dès l’antiquité, à Rome, la messe stationnale du pape a lieu en ce jour à Saint-Pierre du Vatican, auprès de la tombe du Prince des Apôtres qui a été le premier pasteur du peuple chrétien après Notre Seigneur, que saint Pierre précisément appelle, dans l’épître qui est lue ce jour à la messe :

Pastórem et epíscopum animárum vestrárum, Le Pasteur et l’Evêque de vos âmes.

« La dévotion à Jésus Rédempteur sous les traits du Bon Pasteur pénétra de bonne heure dans le cœur des premiers fidèles. Abercius, dans son inscription funéraire, parle du Bon Pasteur qui, de ses yeux toujours vigilants, regarde son troupeau. A la fin de l’âge apostolique, Hermas donne précisément le nom du Pasteur à son écrit apocalyptique sur la pénitence, sujet alors si discuté. A Rome, l’église située sur le Viminal, près de laquelle les Pontifes fixent leur résidence temporaire, est dédiée au bon Pasteur, dont l’image, au dire de Tertullien, ornait les calices et les coupes eucharistiques. La représentation du bon Pasteur est si familière aux peintres et aux sculpteurs des catacombes que nous la trouvons reproduite à profusion dans les arcosolia et sur les sarcophages. Bien plus, à une époque où le spiritualisme de l’art chrétien antique avait encore en horreur les statues, on fait une exception en faveur de celle du bon Pasteur, dont plusieurs exemplaires importants nous ont été conservés. »
Bienheureux cardinal Schuster, archevêque de Milan, in Liber Sacramentorum.

« Vous avez entendu, mes très chers frères, dans la lecture du saint Évangile, un enseignement qui vous concerne ; vous y avez appris aussi à quelle épreuve nous sommes mis, (nous, vos pasteurs). Celui qui est bon, non par une grâce accidentelle, mais par l’essence de sa nature, vous dit : « Moi je suis le bon pasteur. » Et nous donnant le modèle de cette même bonté à imiter, il ajoute : « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. » Il a fait ce qu’il a enseigné ; il nous a donné l’exemple de ce qu’il a commandé. Le bon pasteur a donné sa vie pour ses brebis, afin de convertir, dans notre sacrement, son corps et son sang, et d’en rassasier tous ceux qu’il avait rachetés. »
Homélie de saint Grégoire, pape, VIIème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

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Programme du dimanche de Thomas – ton 1

Paroisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 19 avril 2015 du calendrier grégorien – 6 avril 2015 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

Huit jours après Pâques, le rit byzantin (comme le rit romain) célèbre la confirmation de la Résurrection à l’incrédule Apôtre Thomas et sa magnifique profession de foi dans laquelle il confesse la divinité du Christ. L’évangile (Jean 20, 19-31) nous dit en effet que cet événement eut lieu huit jour après Pâques et que cela arriva alors que toutes les portes du lieu où ils se trouvaient étaient closes. Aussi ce dimanche s’appelle-t-il dans la tradition byzantine le Dimanche de Thomas, mais aussi le Dimanche des portes fermées : les portes de l’iconostase, qui étaient restées grandes ouvertes pendant toute la Semaine du Renouveau afin de signifier la pleine ouverture de la grâce lors de la résurrection du Christ, sont à nouveau fermées (précisément avant none dites devant les vêpres de ce dimanche, hier soir). On l’appelle aussi le dimanche de l’Antipâques (Antipascha).

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche. Gloire au Père. Tropaire de la fête (Antipâques). Et maintenant. Theotokion de tierce. Kondakion : de la fête (Antipâques).

Tropaires des Béatitudes : 4 tropaires du la 3ème ode & 4 tropaires de la 6ème ode du canon du Triode fleuri :
1. Ô Christ, rends-moi ferme sur l’inébranlable roc * de tes commandements ; * à la clarté de ton visage éclaire-moi, * car il n’est d’autre Saint que toi, Seigneur.
2. Par ta croix, ô Christ, tu nous renouvelas, * d’anciens que nous étions ; * de la mort tu nous menas à l’immortalité, * nous ordonnant de vivre une vie nouvelle en toi.
3. Enfermé dans le tombeau par les limites de ta chair, * toi que rien ne peut cerner, * ô Christ, tu ressuscitas et, portes closes, te montras * parmi tes Disciples, Seigneur tout-puissant.
4. Ô Christ, les blessures que tu as subies * librement pour nous, * tu les montras à tes Disciples pour témoigner * de ta glorieuse Résurrection.
5. Du monstre marin tu as sauvé, * Ami des hommes, ton Prophète ; * du gouffre de mes péchés * retire-moi, je t’en supplie.
6. Tu n’as pas laissé Thomas * sombrer dans le gouffre d’incrédulité, * mais tu lui tendis les mains, * Seigneur, pour qu’il puisse les examiner.
7. Notre Sauveur a déclaré : * En me touchant, vous voyez * que je suis fait d’os et de chair ; * c’est bien moi, je n’ai pas changé.
8. Il toucha ton côté * Thomas qui n’était pas présent, * et, dans la foi, te reconnut, * Sauveur, à ta première venue.

A la petite entrée :
1. Tropaire de la fête, ton 7 : Malgré les scellés posés sur le tombeau, * comme la Vie tu surgis de la tombe, ô Christ notre Dieu ; * & malgré les portes fermées, * à tes disciples tu t’es manifesté, universelle résurrection, * renouvelant en nos cœurs l’Esprit de Vérité, ** par ton immense miséricorde.

2. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
3. Kondakion de la fête, ton 8 : D’une main curieuse, l’apôtre Thomas * explora ton côté vivifiant, ô Christ, notre Dieu * et, toutes portes étant fermées lorsque tu vins * au milieu des Disciples, il te cria : ** Tu es en vérité mon Seigneur & mon Dieu.

Prokimen
De la fête, ton 3 :
R/. Il est grand, notre Seigneur, tout-puissant, à son intelligence point de mesure. (Psaume 146, 5)
V/. Louez le Seigneur, car il est bon de chanter notre Dieu, car il est doux de le louer. (Psaume 146, 1)

Epître : Actes des Apôtres (§ 14) V, 12–20.
Cependant les apôtres faisaient beaucoup de miracles et de prodiges parmi le peuple ; et tous étant unis dans un même esprit, s’assemblaient dans la galerie de Salomon.

Alleluia
De la fête, ton 8 :
V/. Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons le Dieu qui nous sauve (Psaume 94, 1).
V/. Car c’est un Dieu grand que le Seigneur, un roi grand par dessus toute la terre (Psaume 94, 3).

Evangile : Jean (§ 65) XX, 19-31.
Thomas répondit, et lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu !

A la commémoraison de la Très-Sainte Mère de Dieu durant l’anaphore eucharistique
L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton Fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse !
Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton Fils est ressuscité ! Alléluia !

Verset de communion
De la fête : Loue, Jérusalem, le Seigneur, loue ton Dieu, Sion. (Psaume 147, 2). Alleluia, alleluia, alleluia.

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Programme du Ier dimanche après Pâques – Dimanche in albis ou de Quasimodo

L'apparition du Christ ressuscité à saint Thomas par RubensSaint-Eugène, le dimanche 12 avril 2015, grand’messe de 11h.
(Exceptionnellement, il n’y aura pas de répétition le samedi 11 avril à 18h).

« La solennité pascale se termine par la fête de ce jour ; c’est pourquoi les néophytes changent aujourd’hui de vêtements, de telle sorte cependant que leur cœur garde toujours la blancheur de la robe qu’ils quittent. Puisque c’est le temps pascal, c’est-à-dire un temps d’indulgence et de pardon, notre premier devoir est, en cette sainte journée, comme il l’a été pendant toutes les autres de la même solennité, de ne pas permettre que la relâche accordée au corps ternisse la pureté de l’âme. Abstenons-nous de toute mollesse, de toute intempérance, de toute licence. Veillons à nous délasser avec modération, et à garder une sainte pureté, afin d’obtenir par cette pureté d’âme ce que nous n’acquérons pas en ce moment par l’abstinence corporelle. »
Sermon de saint Augustin, évêque, IVème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au second nocturne.

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Programme du dimanche de Pâques

La sainte & lumineuse résurrection du ChristParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le samedi 11 avril 2015 du calendrier grégorien – 6 avril 2015 du calendrier julien, office nocturne à 21h30 – matines de Pâques à 22h, suivies de l’heure pascale & de la divine liturgie de Pâques de saint Jean Chrysostome.

Au cours du bref office de la nuit – qui garde encore le caractère triste de la Semaine Sainte -, l’Epitaphios (Плащаница – ou suaire : représentation du Christ au tombeau) est enlevé avec discrétion (nul n’a vu ni su le moment exact de la résurrection) par le clergé, tandis que le chœur chante la 9ème ode du canon du samedi saint :

Ne me pleure pas, O Mère, bien que tu ais vu gisant dans le tombeau, * le Fils que tu avais conçu sans semence, * car je ressusciterai et serai glorifié * et dans ma gloire divine ** j’exalterai pour l’Eternité ceux qui t’aiment et chantent ta gloire.

Ensuite commence véritablement la fête de la Résurrection par la procession pascale du clergé & des fidèles qui font le tour de l’église. Cette procession figure la venue des myrrophores et des disciples au tombeau, y recevant la joyeuse annonce de la résurrection (elle existait aussi dans les rits occidentaux, mais les réformes du XXème siècle ont tendu à la supprimer – seul le rit dominicain la conserve dans sa splendeur primitive). Le clergé & le peuple entrent ensuite dans l’église inondée de lumière et démarrent les joyeuses matines de la résurrection, au cours desquelles est chanté le canon pascal composé par saint Jean Damascène, sommet de la poésie liturgique byzantine. Voici les hirmi de ce célèbre canon :

Première ode : Jour de la Résurrection ! peuples rayonnons de joie ! Pâque du Seigneur ! Pâque ! de la mort à la vie & de la terre au ciel, le Christ-Dieu nous a conduits, chantant l’hymne de la victoire.

Troisième ode : Venez, buvons le breuvage nouveau, non pas la source qu’un miracle fit jaillir du rocher stérile, mais le Christ, la source incorruptible qui jaillit du tombeau, en qui nous avons la puissance.

Quatrième ode : En cette divine veillée, que le héraut de Dieu, Habacuc se tienne au milieu de nous, et qu’il nous montre l’ange de lumière disant d’une voix claire : C’est aujourd’hui le salut du monde car le Christ est ressuscité, comme Tout-Puissant.

Cinquième ode : Veillons jusqu’à la pointe du matin et en guise d’onguents, offrons une hymne au Seigneur, & nous verrons le Christ, Soleil de justice, se lever pour donner à tous la vie.

Sixième ode : Tu es descendu jusqu’aux tréfonds de la terre, et tu as brisé les verrous éternels qui en retenaient les captifs, ô Christ, & le troisième jour, comme Jonas de la baleine, tu es sorti du tombeau.

Septième ode : Celui qui libéra les enfants de la fournaise, devenu homme, souffrit comme mortel ; & par sa passion il revêt ce qui était mortel de la splendeur de l’incorruptibilité ; lui, le seul béni, le Dieu de nos pères & le très glorieux.

Huitième ode : Voici le jour illustre & saint, roi & seigneur des dimanches, fête des fêtes & solennité des solennités, en qui nous bénissons le Christ dans tous les siècles.

Neuvième ode : Resplendis, resplendis, Nouvelle Jérusalem, car la gloire du Seigneur sur toi s’est levée, danse maintenant & exulte, Sion ; et toi, réjouis-toi, Mère de Dieu très pure, en la résurrection de ton Fils.

A l’issue des matines, le clergé et les fidèles se donnent le baiser de paix pascal & l’homélie pascale de saint Jean Chrysostome est lue.

Puis vient l’Heure pascale qui remplace les petites heures durant la Semaine lumineuse, & qui – à leur inverse – est totalement chantée. Suit ensuite la divine liturgie du jour de Pâques. Notons que le prokimen byzantin de ce jour glorieux est le même que le graduel du rit romain ou encore de leur équivalent dans la liturgie éthiopienne, ce qui semble dénoter une très haute antiquité pour le répons qui accompagne l’épître du jour de Pâques :

Voici le jour que fit le Seigneur, exultons & réjouissons-nous en lui ! (Psaume 117, 4)

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Programme du Grand & Saint Jeudi

La Cène du Seigneur - Grand & Saint JeudiParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 9 avril 2015 du calendrier grégorien – 27 mars 2015 du calendrier julien, vêpres et divine liturgie de saint Basile le Grand de 12h.

On célèbre aujourd’hui la divine liturgie de saint Basile le Grand, unie avec les vêpres. La liturgie de ce jour nous rappelle la dernière Cène avec le lavement des pieds des Apôtres & l’institution de la Sainte Eucharistie. En outre, elle porte son attention sur la trahison de Judas, qui osa participer à ce dernier repas, tout en ayant au cœur la volonté de livrer son Maître & qui ne le quitta que pour aller consommer son forfait.

Dans le rit byzantin, le lavement des pieds est une cérémonie à part qui a lieu après la liturgie & qui n’est pas célébré au sanctuaire (comme dans le rit romain avant les réformes de 1955). Cette cérémonie n’est accomplie que par les évêques.

Au lucernaire des vêpres, ton 2
1er & 2nd stichères : En cet instant se réunit le conseil des Juifs * pour livrer le Démiurge et Fondateur à Pilate. * Iniques, infidèles sont-ils * ceux qui destinent au jugement * Celui qui doit venir juger les vivants et les morts, * et destinent à la passion Celui qui soigne les passions. ** Seigneur longanime, grande est ta miséricorde : gloire à Toi !
3ème & 4ème stichères : Judas l’inique, ayant durant la Cène / mis sa main dans le plat avec toi, Seigneur, / tendit la main vers les iniques pour en recevoir de l’argent ; / lui qui estimait le coût de la myrrhe / il n’a pas craint de te vendre, ô Toi l’Inestimable ; / Lui qui donna son pied pour le faire laver / il embrassa trompeusement le Maître pour Le livrer aux iniques. / Déchu du chœur des apôtres, ayant laissé choir les trente deniers, / il ne vit pas Ta Résurrection du troisième jour. / C’est par elle que nous Te disons : prend pitié de nous.
5ème & 6ème stichères : Judas le traître trompeur, / livra d’un baiser trompeur le Sauveur et Seigneur ; / il vendit le Maître de tous comme un esclave aux iniques, / et, comme une brebis destinée à l’abattoir, / l’Agneau de Dieu, le Fils Du Père, le suivit : / Il est plein de miséricorde.
7ème & 8ème stichères : Judas le serviteur et le trompeur, / le disciple et le fourbe / l’ami et le diable s’est dévoilé dans ses œuvres ; / il suivait le Maître et échafaudait en lui-même la trahison / se disant : je Le livrerai / et c’est à moi que reviendront toutes les possessions rassemblées. / Il cherchait à vendre la myrrhe et à s’emparer de Jésus par la tromperie : / il donna l’accolade, et donna le Christ / et, comme la brebis destinée à l’abattoir, / l’Agneau de Dieu le suivit : / c’est Lui le seul Compatissant et Ami des hommes.
9ème & 10ème stichères : L’Agneau qu’annonçait Isaïe vient de lui-même à l’abattoir ; / Il offre Son dos aux coups des flagelles et Ses joues aux gifles ; / Il ne détourne pas son visage du déshonneur des crachats ; / Il se laisse condamner à une mort ignoble : / Celui qui est sans péché supporte tout / afin de donner à tous la Résurrection d’entre les morts.
Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
Doxastikon : Judas est en vérité de cette engeance de serpents venimeux * qui, dans le désert, mangèrent la Manne et murmurèrent contre le Nourricier : * alors même que leur bouche était encore pleine de leur pitance, * les ingrats se récrièrent contre Dieu ; * et lui, le profanateur, * alors qu’il portait à sa bouche le Pain Céleste, * il élabora la trahison contre le Sauveur. * O pensée écœurante et audace inhumaine ! * Il vendait Celui qui le nourrissait, * et envoyait à la mort le Maître qui pourtant l’aimait. * En vérité il était leur fils inique * et, avec eux, reçut en partage la ruine. * Pour nous, Seigneur épargne à notre âme une telle inhumanité, * Toi le seul infiniment longanime.

Procession avec l’évangéliaire & Chant de l’hymne vespérale Joyeuse Lumière.

Premier Prokimen, ton 1
R/. Délivre-moi, Seigneur, de l’homme pervers * et de l’homme injuste sauve-moi. (Psaume 139, 1)
V/. De ceux qui méditent l’injustice en leur cœur. (Psaume 139, 2)

Première parémie
Exode XIX, 10-19.
Et qu’ils soient prêts pour le troisième jour : car dans trois jours le Seigneur descendra devant tout le peuple sur la montagne de Sinaï.

Second Prokimen, ton 7
R/. Délivre-moi de mes ennemis, ô Dieu * et de mes adversaires sauve-moi. (Psaume 58, 2)
V/. Sauve-moi de qui fait le mal. (Psaume 58, 1)

Seconde parémie
Job XXXVIII, 1-21 & XLII, 1-5.
Les portes de la mort vous ont-elles été ouvertes ? les avez-vous vues, ces portes noires, ténébreuses ?

Troisième parémie
Isaïe L, 4-11.
J’ai abandonné mon corps à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient le poil de la barbe : je n’ai point détourné mon visage de ceux qui me couvraient d’injures et de crachats.

Petite synaptie & Trisaghion.

Troisième Prokimen, ton 7
R/. Les princes des peoples s’unissent pour conspirer * contre le Seigneur & contre son Christ. (Psaume 2, 2)
V/. Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ce vain grondement parmi les peuples ? (Psaume 2, 1)

Epitre
I Corinthiens (§ 149) XI, 23-32.
Et ayant rendu grâces, le rompit, et dit : Prenez et mangez : ceci est mon corps, qui sera livré pour vous : faites ceci en mémoire de moi.

Alleluia, ton 6
V/. Heureux qui pense au pauvre & au faible : au jour de malheur, le Seigneur le délivre. (Psaume 40, 2)
V/. Mes ennemis disent de moi méchamment : Quand va-t-il mourir, pour que périsse son nom ? (Psaume 40, 10)
V/. Celui qui mangeait mon pain se vante de me faire tomber. (Psaume 40, 11)

Evangile
Dit « de la Nouvelle Alliance : combinaison de Matthieu (§ 107), XXVI, 1-20Jean (§ 44), XIII, 3-17Matthieu (§ 108) XXVI, 21-39Luc (§ 109), XXII, 43-45Matthieu (§ 108), XXVI, 40 – XXVII, 2.
Vous savez que la pâque se fera dans deux jours ; et le Fils de l’homme sera livré pour être crucifié.

A la Grande Entrée
Au lieu de l’hymne des chérubins ordinaire, on chante l’hymne du Jeudi Saint :
A ta Cène mystique, fais-moi participer en ce jour, ô Fils de Dieu. Je ne révèlerai pas ton mystère à tes ennnemis ; je ne te donnerai pas un baiser comme Judas ; mais avec le larron, je te confesserai. Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton Royaume. Alléluia, alléluia, alléluia.

Mégalinaire à la Mère de Dieu durant l’anaphore :
Fidèles, venez dans la chambre haute * jouissons de l’hospitalité du Maître et de la Table immortelle * Elevons nos cœurs. Apprenons la parole suprême ** du Verbe que nous exaltons.

Verset de communion
On chante à nouveau l’hymne du Jeudi Saint : A ta Cène mystique, comme à la Grande entrée. On le répète encore une fois après la communion à la place du stichère de la Pentecôte Nous avons vu la vraie lumière, lequel ne se dit plus du reste jusqu’à la Pentecôte.

Les matines du Vendredi Saint – matines des 12 évangiles – sont célébrée ce jeudi 9 avril 2015 à 19h.

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