Nous avons besoin de votre aide !

D'une seule voix - un film sur la Schola Sainte Cécile

Votre Schola Sainte Cécile a été contactée il y a quelques semaines par une jeune société cinématographique, Films du Lutrin, laquelle souhaite réaliser un reportage sur nous & découvrir ce qui nous anime.

La démarche des Films du Lutrin relève d’une belle & vraie finalité. Aussi avons-nous accepté ce projet, car il ne s’agit pas pour nous d’en tirer une vaine gloire terrestre, mais de resituer notre travail dans sa véritable perspective : que Dieu soit connu & loué, au travers de la beauté de la liturgie traditionnelle, servie par une musique sacrée véritable.

Cette société réalisant son premier long métrage, elle a choisi de recourir aux nouvelles techniques de crowdfounding – autrement dit de financement participatif – afin de boucler son budget pour la réalisation de ce projet. Chaque contribution à celui-ci vous rend également quelque part un peu partie prenante, grâce à des « contreparties » bien sympathiques. Il vous suffit ainsi de faire une modeste contribution de 10 EUR seulement pour que votre nom figure au générique du film ! N’hésitez pas à les aider, même de modestes ruisseaux peuvent contribuer à faire grossir les rivières de la beauté, de la culture & de la foi !

Découvrez le détail du projet des Films du Lutrin et le moyen d’y contribuer sur la plate-forme de financement participatif KissKissBangBang, l’un des sites majeurs en la matière ! La page de présentation est disponible en français, en anglais & en italien :

KissKissBangBang en français

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Drapeau anglais

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ILS EN ONT PARLE – REVUE DE PRESSE WEB

  • 6/07/2014 – Mysterious Things

  • Mysterious ThingsA film’s being made about the Schola Sainte Cécile in Paris…

    « By a man named Loic Lewin, to be called D’une seule voix; they’re trying to crowdsource the funding at KissKissChittyBangBang… the name is just irritating; but it must be a market-friendly reflection of contemporary Eurotaste (which is why I haven’t heard Conchita Wurst, I expect), and so in this particular instance I wish them all the best. »

  • 18/07/2014 – Notions Romaines

  • Notions Romaines« D’une seule voix » Soutenons un film à propos de la Schola Sainte Cécile

    « La musique sacrée traditionnelle est un catéchisme spirituel. Là où les définitions dogmatiques, les catéchismes à questions-réponses et les encycliques définissent, modèlent l’intellect dans son approbation de la foi, la musique sacrée elle, véritable sorte de pontifex du cœur et de l’esprit, donne un mouvement ascendant à cet élan intellectuel, un élan qui permet de percevoir la beauté de la Vérité. La musique sacrée élève l’âme aux sphères spirituelles, à ces quasi nouveaux fonts baptismaux de l’esprit où se renouvelle notre amour du Christ, notre assentiment baptismal et notre persévérance jusqu’à la fin. »

  • 19/07/2014 – Rorate Cæli

  • Rorate CæliYou suggest: Crowdfunding for a French Documentary

    « Our friend Henri Adam de Villiers, well-known worldwide for his great work at the helm of the Paris-based Schola Sainte-Cécile and also an occasional contributor to the New Liturgical Movement web log, writes us in support of this crowdfunding effort led by Mr. Loïc Lawin, a young filmmaker, to produce a documentary on the Schola, which will also be available in English. If you think it a worthwhile effort, consider contributing to it. »

  • 19/07/2014 – Le Rouge & le Noir

  • Le Rouge & le Noir - gazette catholique[FILM] Financez un documentaire sur la Schola Sainte Cécile

    « Nos lecteurs parisiens connaissent certainement la Schola Sainte Cécile, chœur parisien dédié à la musique liturgique. Ce chœur d’exception, reconnu dans toute la France, chante notamment chaque semaine à la paroisse Saint-Eugène – Sainte-Cécile (Paris IXe). La société des Films du Lutrin et Vicken Production ont pour ambition de réaliser un film documentaire consacré à la Schola Sainte Cécile, avec le soutien de l’association Una Voce. Ce beau projet, intitulé D’une seule voix, ne peut voir le jour sans votre aide ; comme nous, apportez votre pierre à l’édifice ! »

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    Psaume 150 – Laudate Dominum in sanctis ejus – mélodie de Valaam

    Henri Adam de Villiers (Adaptation) .
    Psaume 150 – Laudate Dominum in sanctis ejus – plain-chant du monastère de Valaam (Russie)
    4 voix mixtes (SATB).
    4 pages.

    Le fameux monastère de Valaam (Валаамский монастырь), dont la fondation remonte probablement au Xème-XIème siècles est situé sur l’île du même nom, sur le lac Ladoga en Carélie russe. Il possède sa propre tradition de plain-chant, dérivée du plain-chant Znammenny, avec usage d’ison.

    Le plain-chant utilisé ici est employé à Valaam pour le chant du polyéléos (l’équivalent des psaumes du 3ème nocturne des matines des dimanches & fêtes).

    Il a été adapté sur le psaume 150 de la Vulgate et constitue une conclusion possible pour une messe latine (rappelons que le psaume 150 est traditionnellement dit dans les prières d’action de grâces après la messe).

    On pourra varier les intensités sonores d’un verset à l’autre de ce psaume, ou faire chanter tel verset par deux des quatre voix (cf. l’enregistrement YouTube plus bas).

    Texte & traduction :

    Laudáte Dóminum in sanctis ejus, alleluia : *
    Laudáte eum in firmaménto virtútis ejus, alleluia.
    Louez le Seigneur dans son sanctuaire ; louez-le sur le trône inébranlable de sa puissance.
    Laudáte eum in virtútibus ejus, alleluia : *
    laudáte eum secúndum multitúdinem magnitúdinis ejus, alleluia.
    Louez-le dans les effets de sa vertu ; louez-le dans sa grandeur qui est infinie.
    Laudáte eum in sono tubæ, alleluia : *
    laudáte eum in psaltério & cíthara, alleluia.
    Louez-le au son de la trompette ; louez-le avec l’instrument à dix cordes & avec la harpe.
    Laudáte eum in tympano & choro, alleluia : *
    laudáte eum in chordis & órgano, alleluia.
    Louez-le avec le tambour & la flûte ; louez-le avec le luth & avec l’orgue.
    Laudáte eum in cymbalis benesonántibus, alleluia : † laudáte eum in cymbalis jubilatiónis, alleluia : *
    omnis spíritus laudet Dóminum, alleluia.
    Louez-le avec des timbales éclatantes ; louez-le avec des timbales de jubilation. Que tout ce qui a souffle loue le Seigneur.
    Glória Patri, & Fílio, alleluia *
    & Spirítui Sancto, alleluia.
    Gloire au Père, & au Fils, & au Saint Esprit.
    Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, alleluia *
    & in sæcula sæculórum. Amen, alleluia.
    Comme il était au commencement, & maintenant & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.

    Les premières mesures de cette partition :

    Psaume150 - Laudate Dominum in sanctis ejus - plain-chant de Valaam

    Téléchargez la partition moyennant un « Like » sur l’un des réseaux sociaux ci-dessous. Le lien apparaîtra ensuite.

    Psaume 150 - Laudate Dominum in sanctis ejus - chant de Valaam

    Messe du 20 juillet 2014 (VIème dimanche après la Pentecôte) à Saint-Eugène – Sainte Cécile (Paris IX) :

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    Le Psautier de Bea : un épisode presque oublié des réformes sous Pie XII

    Bréviaire de Pie XII avec le Psautier du cardinal BeaL’un des rares constats qui fait l’unanimité sur les différentes réformes de la liturgie des années 50-60 est qu’elles ont largement profité à une catégorie professionnelle : les éditeurs.

    Nous en trouvons une illustration caractéristique dans la révision de la traduction sous Pie XII, dont le résultat fut l’édition d’un nouveau bréviaire que tous les clercs ont acheté pour l’abandonner très vite et revenir à l’ancienne version pour cause d’impraticabilité.

    C’est la raison pour laquelle il est possible de trouver dans tous les vide-grenier et les librairies de seconde main de splendide bréviaire en reliure plein cuir et à la dorure intacte, mais avec une version latine des psaumes qui fut éphémère[1].

    Les différentes versions du psautier

    Saint Jérôme écrivant - Le Caravage (c 1605-1606)On date généralement du IIème siècle les premières traductions latines des textes bibliques, sur base de la LXX et des textes grecs qui constitueront plus tard le Nouveau Testament. On appelle généralement ces versions la Vetus latina, ou Veteres, selon que l’on considère qu’il y a eu une ou plusieurs traductions. Nous ne nous attarderons pas sur ce sujet ici. On considère que la version « européenne », sur base de textes venus d’Afrique, date du IVème siècle. Ce latin biblique est une langue spécifique, éloignée du latin classique, par souci de littéralisme et de respect des termes d’origine grecque ou hébraïque.

    Nous n’en possédons aucune version complète. On trouve çà et là des fragments, par exemple dans les citations de Cyprien de Carthage pour la version primitive. Pour les psaumes, dans la version dite européenne, la liturgie a gardé quelques citations dans les antiennes du missel romain, particulièrement certains introïts où l’on n’a pas remplacé le verset par la version de la Vulgate.

    A la fin du IVème siècle, saint Jérôme réalisa une rapide révision du psautier, sans doute à la demande du pape saint Damase. Le résultat fut le psautier que l’on appelle aujourd’hui « romain ». Son usage fut réduit à la ville de Rome, en dehors de laquelle il ne fut jamais adopté. Ce fut la version utilisée à la Basilique Saint-Pierre jusqu’à la réforme liturgique de Vatican II.

    Exilé en Orient, Jérôme fit une seconde révision qui donna le psautier dit gallican et une troisième à partir du texte hébreu. Le psautier gallican fut imposé à la chrétienté sous Charlemagne et devint la version utilisée dans la plupart des Offices monastiques ou locaux, pour devenir l’unique version après le Concile de Trente.

    Ainsi a langue de saint Jérôme devint-elle le texte familier de l’Eglise romaine dans le chant quotidien de l’Office divin et dans la plupart des textes de la messe.

    Une nouvelle traduction

    Augustin, Cardinal Bea, SJ (1881 - 1968) du titre de Saint SabasLe pontificat de Pie XII fut marqué, on le sait, par un regain d’intérêt pour l’étude de l’Ecriture sainte. C’est dans la foulée de ce mouvement que le pape s’inquiéta de la discordance entre le latin du psautier et la langue classique qu’apprenaient les clercs dans leur formation. Il émit alors l’idée d’une nouvelle traduction des psaumes en latin classique, dans le but d’une meilleure compréhension de la prière de l’Office divin par ceux qui y sont astreints.

    Il établit ainsi une Commission d’experts, dont le président était le Jésuite et futur Cardinal Augustin Bea, directeur de l’Institut biblique de Rome. C’est la raison pour laquelle on parle généralement du travail de la commission comme du Psautier de Bea.

    Le Cardinal Bea et Rabbi HeschelLa nouvelle traduction fut promulguée en 1945 par le Motu proprio In cotidianis precibus[2]. Le pape y explique que l’étude critique moderne de la Bible hébraïque et des différentes traductions ont permis, aujourd’hui, de retrouver à de nombreux endroits le sens original d’expression qui, dans la Vulgate, demeurait obscures. Il a donc demandé cette nouvelle traduction « proche du texte primitif et plus fidèle ». Il la voulait aussi « plus proche des écrits des Pères et des Docteurs. »

    Le Psautier de Bea n’était pas une révision des versions antérieures, mais une nouvelle traduction en latin classique à partir du texte hébreu. A titre d’illustration, nous livrons en appendice une excellente analyse comparative du premier verset du psaume I par Gregory di Pippo à partir des version de la Vulgate et de Bea.

    Un accueil mitigé

    Pie-XII sur la sedia gestatoriaLe but de la nouvelle version était louable : aider les clercs dans la prière de l’Office, par une meilleure compréhension des textes et ainsi favoriser leur intériorisation. Ainsi s’exprime le pape dans sa présentation :

    Nous espérons que dorénavant tous puiseront dans la récitation de l’Office divin de plus en plus de lumière, de grâce et de consolation qui les éclaireront et les pousseront, dans ces temps si difficiles que traverse l’Eglise, à imiter ces exemples de sainteté que présentent avec tant d’éclat les psaumes. Nous espérons qu’ils y trouveront de plus en plus de force et qu’ils seront stimulés à entretenir et à réchauffer ces sentiments d’amour de Dieu, de force intrépide, de pieuse pénitence que le Saint-Esprit fait lever dans les âmes à l’occasion de la lecture des psaumes.[3]

    La Cardinal Bea publia, deux ans plus tard, une brochure explicative du travail de la commission intitulé : Le nouveau psautier latin. Éclaircissements sur l’origine et l’esprit de la traduction.

    Son Eminence le cardinal BeaC’était compter sans la nature même du travail. Il s’agit en fait d’un travail d’érudition, de techniciens, élaboré en vase clos par des spécialistes. Ce reproche, souvent adressé aux réformes récentes, s’applique tout à fait à notre sujet.

    Les critiques ne se firent pas attendre. Les reproches majeurs pointaient du doigt un texte sorti de nulle part et le manque de familiarité avec la langue du nouveau psautier. Chacun s’accordait à y reconnaître un latin que n’aurait pas renié Cicéron, mais qui était très éloigné de la langue des Pères.

    Toute personne de formation classique moyenne pouvait désormais comprendre immédiatement le sens des versets, mais il y manquait la poésie et le rythme du beau texte de la Vulgate. On comprenait aussi que l’on troquait un texte séculaire, signe de continuité dans la prière de l’Eglise, pour un texte entièrement neuf.

    La conjonction entre la clarté de la langue et le renouvellement de la piété, désir principal du pape, était un échec. Adauget latinitatem, minuit pietatem, tel était, en résumé, l’opinion des commentateurs.

    Un autre reproche, à ce qui précède, concerne l’aspect pratique de la nouvelle traduction et les manques de correspondance avec d’autres parties du bréviaire. Des capitules mentionnaient un versait de psaume, mais selon la Vulgate. On avait en outre conservé l’ancienne traduction pour les besoins du chant, notamment dans les antiennes. Or, lorsque l’antienne reprenait un verset du psaume chanté, on lisait deux versions différentes. Voici deux exemples :

    Au deuxième nocturne des matines du dimanche, l’antienne du psaume est le premier verset :

    Exsurge, Domine Deus, exaltetur manus tua.

    Tandis que le psaume commence par :

    Exsurge, Domine Deux, extolle manum tuam.

    Le second, par contre, illustre mieux cette distorsion. Aux complies du dimanche, pour le psaume 4, l’antienne est le dernier verset du psaume :

    In pace in idipsum dormiam et requiescam.

    Tandis que le psaume dit :

    In pace, simul ac decubui, obdormisco.

    Frère Roger, prieur de Taizé, Max Thurian, le cardinal Bea et saint Jean XXIIILe pape Pie XII fit preuve de sagesse pastorale en encourageant seulement, mais sans l’imposer, la nouvelle traduction. Peu de communautés religieuses ou monastiques l’adoptèrent pour l’Office choral. Par contre, comme nous le disions plus haut, la plupart des clercs achetèrent la nouvelle édition du bréviaire et investirent dans une œuvre éphémère. Certains la gardèrent, d’autre retournèrent vite au texte de la Vulgate. Jean XXIII avait le psautier de Bea en horreur et, dès le début de son pontificat, refusa son utilisation lors des liturgies pontificales. Lorsqu’en 1962, une édition révisée du bréviaire fut publiée, on reprit le texte antique, donnant ainsi un coup de grâce au travail de la Commission.

    Que reste-t-il ?

    Le concile Vatican II - 11 octobre 1962 : entrée de saint Jean XXIII porté sur la sedia gestatoriaLe travail fourni par les membres de la commission fut énorme. Cela rend d’autant plus triste l’échec de cet épisode, que Grégory di Pippo appelle « l’un des plus insipides du pontificat de Pie XII ».

    Qui parle encore aujourd’hui du Psautier de Bea, sinon quelques historiens de la liturgie qui le mentionnent brièvement ? Cette révision n’a même pas été prise en compte par la réforme du Concile. Sacrosanctum Concilium parle d’une révision en cours, et qui doit être menée à bonne fin. Le document fait allusion au travail commencé qui devait mener à la publication de la Néo Vulgate.

    La traduction des psaumes de cette dernière est une révision de la traduction de la Vulgate à la lumière du texte hébreu. C’est elle qui a été insérée dans les éditions de 1972 et de 1985 du nouvel Office, Liturgia Horarum.

    C’est ainsi qu’un long et minutieux travail est réduit aujourd’hui au rang d’une anecdote. Une question s’impose : malgré les bonnes intentions qui ont présidé à ce projet, ce travail était-il nécessaire ? N’a-ton pas simplement cédé à la mode du moment et, déjà, au mythe du « tout comprendre » ?

    Ecclésiastique au lutrinLes psaumes sont un trésor de l’Eglise qui a rythmé sa vie de prière au long des siècles. Ils sont connus de ceux qui les récitent chaque jour et du peuple chrétien. Le texte antique de saint Jérôme a accompagné pendant des siècles la Vox Ecclesiae ad Christum et la Vox Christi ad Patrem. Son antiquité et sa poésie n’ont-elles pas aidé, plus que tout autre élément, à la prière et à l’édification dans l’Eglise ? La rapide désuétude dans laquelle est tombé le Psautier de Bea semble le montrent bien.

    On peut formuler la même remarque à propos de la Néo-Vulgate dans Liturgia horarum. Pourquoi, ici aussi, avoir préféré le nouveauté à la continuité ? Même si, dans ce cas, l’édition typique latine était avant tout destinée à la traduction (avec les heurs et les malheurs que l’ont sait) et si peu nombreuses sont les personnes astreintes à l’Office qui utilisent cette version.

    Appendice

    Le Psaume 1 - Beatus vir - Psautier de saint LouisPsaume I, v. 1

    Voici la version de la Vulgate :

    Beatus vir qui non abiit in consilio impiorum et in via peccatorum non stetit et in cathedra pestilentiae non sedit.

    Heureux l’homme qui ne suit pas le conseil des impies, qui ne prend pas le chemin des pécheurs et s’assied pas dans le siège de la malice.

    Mis à part le mot pestilentiæ, la Vulgate est une traduction littérale du texte de la LXX et du texte hébreu. Les auteurs de la LXX firent preuve d’une certaine liberté dans la traduction du mot hébreu lētsīm (des railleurs) par loimōn (des malsains). La traduction latine originale était encore plus libre, elle traduit loimōn par pestilentiæ. Saint Jérôme n’a pas modifié la version traditionnelle dans sa révision, mais sans sa traduction Iuxta hebræos il parle de cathedra derisorum (le siège des railleurs).

    Voici la version du Psautier de Bea:

    Beatus vir qui non sequitur consilium impiorum, et in viam peccatorum non ingreditur, et in conventu protervorum non sedet.

    Heureux l’homme qui ne suit pas le conseil des impies, qui n’entre pas dans le chemin des pécheurs, ni ne s’assied en compagnie des railleurs.

    Sequitur consilium impiorum, et in viam peccatorum non ingreditur exprime le même concept que abiit in consilio et in via peccatorum non stetit, mais d’un style plus classique. Le passage du parfait au présent n’est pas heureux, car en latin et en hébreu (comme l’aoriste en grec) peut exprimer à la fois une notion récurrente ou une notion générale (l’usage gnomique du temps), ce qui est l’intention du psalmiste. Le mot cathedra, emprunté au grec, a été substitué au latin convenu, en hébreu mōshab (s’asseoir ensemble). Plus parlant encore comme exemple de classicisme, lētsīm est traduit par superborum (les orgueilleux). L’adjectif protervus, avec ses dérivés, se retrouve huit fois plus dans les œuvres d’Ovide, et cinq fois plus dans celles d’Horace que dans la traduction de saint Jérôme. En fin de compte, la version finale des LXX, la Vetus latina et l’oeuvre de saint Jérôme sont extrêmement littérales et hébraïsantes, tandis que le Psautier de Bea semble une paraphrase latine.

    **********

    Notes :    (↵ reviens au texte)
    1. BREVIARIUM ROMANUM, ex decreto SS. Concilii Tridentini restitutum. S. Pii V Pontificis Maximi iussu editum aliorumque Pontt. Recognitum cura. Pii Papæ X auctoritate reformatum cum nova versione psalterii Pii Papa XII auctoritate editi.
    2. Pie XII, In cotidianis precibus, 1945.
    3. Ibidem, § 8
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    Enregistrement : sainte messe du VIème dimanche après la Pentecôte

    Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

    Téléchargez les partitions chantées au cours de cette messe & présentes dans cet enregistrement :

    Les fichiers MP3 sont téléchargeables ici.

    Les vidéos YouTube de ce dimanche :

    La Multiplication des Pains (1721) - Bartolomeo Letterini (1669 † 1748)

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    Quicumque baptizati sumus in Christo – répons pascal gallican – plain-chant de Verneuil

    Quicumque baptizati sumus in Christo - plain-chant de Verneuil - 01

    Quicumque baptizati sumus in Christo - plain-chant de Verneuil - 02

    Quicumque baptizati sumus in Christo - plain-chant de Verneuil - 03

    Quicumque baptizati sumus in Christo - plain-chant de Verneuil - 04

    Le répons Quicumque baptizati sumus in Christo a été très populaire en France au XVIIème & XVIIIème siècles où il servait pour les processions des vêpres stationales du jour de Pâques. Le texte du répons proprement dit est tiré de l’Epître aux Romains (VI, 3) et – conformément à l’usage français, se combine ici au chant d’un psaume, le psaume 113 sur une psalmodie ornée, entre les versets duquel s’intercale un antique double Alleluia en guise de refrain.

    Source : Salut solemnel pour le renouvellement des vœux du baptême. A l’usage de l’Eglise Paroissiale de Notre-Dame de Verneuil. Verneuil, 1751. In-8°. (7) & 18 pages. 198×122.

    Ce très original opuscule a été rédigé par un certain Vente & dédié à Monsieur Luneau, curé de Verneuil-sur-Avre en Normandie. Cette para-liturgie combine un salut du Saint-Sacrement avec les psaumes processionnels des vêpres stationales pascales, autour de l’idée moderne du renouvellement des vœux du baptême (qui sera reprise par Bugnini & les réformistes des années 1950), maladroite tentative de faire revivre l’antique coutume de la Pâque anotine.

    Traductions :

    Quicúmque baptizáti sumus in Christo Jesu, in morte ipsius baptizáti sumus. Consepúlti enim sumus cum illo per baptísmum in mortem : ut quómodo Christus surréxit a mórtuis per glóriam Patris, ita & nos in novitáte vitæ ambulémus. Alleluia. Nous tous qui avons été baptisé en Jésus-Christ, nous avons été baptisés en sa mort. Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, qu’ainsi nous aussi nous marchions dans une nouvelle vie. Alléluia.
    In éxitu Israel de Ægypto, *
    domus Jacob de pópulo bárbaro.
    Lorsqu’Israël sortit d’Egypte, la maison de Jacob du milieu d’un peuple barbare,
    R/. Alleluia, alleluia. R/. Alléluia, alléluia.
    Facta est Judæa sanctificátio ejus, *
    Israel potéstas ejus.
    Juda est devenu son sanctuaire, Israël sa puissance.
    Mare vidit, & fugit : *
    Jordánis convérsus est retrórsum.
    La mère le vit & s’enfuit ; le Jourdain retourna en arrière.
    Montes exultavérunt ut aríetes : *
    & colles sicut agni óvium.
    Les montagnes bondirent comme des béliers, et les collines comme de agneaux.
    Quid est tibi mare quod fugísti ? *
    et tu Jordánis, quia convérsus es retrórsum ?
    Qu’as-tu, mer, à t’enfuir ? et toi, Jourdain, à retourner en arrière ?
    Montes exultástis sicut aríetes : *
    et colles sicut agni óvium ?
    Montagnes, à bondir comme des béliers ? et collines commes des agneaux ?
    A fácie Dómini mota est terra, *
    a fácie Dei Jacob :
    Devant la face du Seigneur, la terre a tremblé, devant la face du Dieu de Jacob,
    Qui convértit petram in stagna aquárum, *
    et rupem in fontes aquárum.
    Qui changea la pierre en torrents d’eau, et le rocher en fontaines.
    Non nobis Dómine non nobis : *
    sed nómini tuo da glóriam.
    Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à votre nom donnez la gloire.
    Super misericórdia tua et veritáte tua : *
    nequándo dicant gentes ubi est Deus eórum ?
    En raison de votre miséricorde et de votre vérité ; de crainte que les nations ne disent : « où est leur Dieu ? »
    Deus autem noster in cœlo : *
    ómnia quæcúmque vóluit, fecit.
    Notre Dieu est dans le ciel, tout ce qu’il a voulu, il l’a fait.
    Simulácra géntium argéntum et aurum, *
    ópera mánuum hóminum.
    Les idoles de nations sont argent & or, œuvres des mains des hommes.
    Os habent, et non loquéntur : *
    óculos habent et non vidébunt.
    Elles ont une bouche & ne parlent point, elles ont des yeux & ne voient point.
    Aures habent, et non áudient : *
    nares habent, et non odorábunt.
    Elles ont des oreilles & n’entendent point, elles ont des narines & ne sentent point.
    Manus habent, et non palpábunt : †
    pedes habent, et non ambulábunt : *
    non clamábunt in gútture suo.
    Elles ont des mains & ne touchent point, elles ont des pieds & ne marchent point, elles ne crient point pas leur gorge.
    Símiles illis fiant qui fáciunt ea : *
    et omnes qui confídunt in eis.
    Que soient rendus semblables à elles, tous ceux qui les font, et tous ceux qui se confient en elles.
    Domus Israel sperávit in Dómino : *
    adjútor eórum et protéctor eórum est.
    La maison d’Israël a espéré dans le Seigneur : il est leur soutien & leur protecteur.
    Domus Aaron sperávit in Dómino : *
    adjútor eórum et protéctor eórum est.
    La maison d’Aaron a espéré dans le Seigneur : il est leur soutien & leur protecteur.
    Qui timent Dóminum speravérunt in Dómino : *
    adjutor eórum et protéctor eórum est.
    Ceux qui craignent le Seigneur ont espéré dans le Seigneur : il est leur soutien & leur protecteur.
    Dominus memor fuit nostri : *
    et benedíxit nobis.
    Le Seigneur s’est souvenu de nous & il nous a bénis.
    Benedíxit dómui Israel : *
    benedíxit dómui Aaron.
    Il a béni la maison d’Israël, il a béni la maison d’Aaron.
    Benedíxit ómnibus qui timent Dóminum, *
    pusíllis cum majóribus.
    Il a béni tous ceux qui craignent le Seigneur, petits & grands.
    Adjíciat Dóminus super vos : *
    super vos, et super fílios vestros.
    Que le Seigneur vous comble, vous & vos fils.
    Benedícti vos a Dómino : *
    qui fecit cælum et terram.
    Soyez bénis du Seigneur, lui qui fit ciel & terre.
    Cœlum cœli Dómino : *
    terram autem dedit fíliis hóminum.
    Le ciel du ciel est au Seigneur, mais il donna la terre aux fils des hommes.
    Non mortui laudábunt te Dómine : *
    neque omnes qui descéndunt in inférnum.
    Les morts ne vous loueront point, Seigneur : ni tous ceux qui descendent en enfer.
    Sed nos qui vívimus, benedícimus Dómino, *
    ex hoc nunc et usque in sæculum.
    Mais nous qui vivons, bénissons le Seigneur, dès à présent et jusque dans les siècles.
    Glória Patri, & Fílio, *
    & Spirítui Sancto.
    Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
    Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, *
    & in sæcula sæculórum. Amen.
    Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
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    VIème dimanche après la Pentecôte – Introït – Graduale Romanum 1905

    Introït - Dominus fortitudo plebis suæ - ton 2
     

    DOMINVS, * fortitúdo plebis suæ, et protéctor salutárium Christi sui est : salvum fac pópulum tuum, Dómine, et bénedic hereditáti tuæ, et rege eos, usque in sæculum.
    Ps. Ad te, Dómine, clamábo, Deus meus, ne síleas a me : * nequándo táceas a me, et assimilábor descendéntibus in lacum.
    V/. Glória Patri, & Fílio, & Spirítui Sancto. Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen.
    Le Seigneur est la force de son peuple, et la garant du salut de son Christ ; sauve ton peuple, Seigneur, et béni ton héritage, et conduis les à jamais.
    Ps. Vers toi, Seigneur, j’ai crié ; mon Dieu, ne soit pas sourd : de peur que si tu ne me réponds pas, je ne sois semblable à ceux qui descendent dans l’abîme.
    V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
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    VIème dimanche après la Pentecôte – Graduel – Graduale Romanum 1905

    Graduel - Convertere Domine aliquantulum - ton 5
     

    Convértere, * Dómine, aliquántulum, et deprecáre super servos tuos.
    V/. Dómine, refúgium factus es nobis, a generatióne * et progénie.
    Tourne-toi quelque peu, Seigneur, et laisse-toi fléchir par les prières de tes serviteurs.
    V/. Seigneur, tu t’es fait pour nous un refuge, de génération en génération.
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    VIème dimanche après la Pentecôte – Alleluia – Graduale Romanum 1905

    Alleluia - In te Domine speravi - ton 3
     

    Alleluia, alleluia.
    V/. In te, Dómine, sperávi, non confúndar in ætérnum : in justítia tua líbera me, et éripe me : inclína ad me aurem tuam, accélera, * ut erípias me.
    Alleluia.
    Alléluia, alléluia.
    V/. En toi, Seigneur, j’ai espéré, que je ne sois confondu à jamais ; en ta justice, délivre-moi et secoure-moi ; incline vers moi ton oreille, hâte-toi de me secourir.
    Alléluia.
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