Saint Pierre & saint Paul – Introït – Graduale Romanum 1905

Introït - Nunc scio vere - ton 3
 

NVNC SCIO VERE, * quia misit Dóminus An-gelum suum : et erípuit me de manu Heródis, et de omni exspectatióne plebis Judæórum.
Ps. Dómine, probásti me et cognovísti me : * tu cognovísti sessiónem meam et resurrectiónem meam.
V/. Glória Patri, & Fílio, & Spirítui Sancto. * Sicut erat in princípio, & nunc, & semper, & in sæcula sæculórum. Amen.
Maintenant, je sais vraiment que le Seigneur a envoyé son ange et qu’il m’a soustrait aux mains d’Hérode et à tout ce qu’attendait le peuple juif.
Ps. Seigneur, tu m’as éprouvé et tu me connais, tu connais mon repos et ma résurrection.
V/. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, & maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
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Saint Pierre & saint Paul – Graduel – Graduale Romanum 1905

Graduel - Constitues eos - ton 5
 

Constítues eos * príncipes super omnem terram : mémores erunt nóminis tui, Dómine.
V/. Pro pátribus tuis nati sunt tibi fílii : proptérea pópuli confitebúntur * tibi.
Tu les as établis princes sur toute la terre, ils feront mémoire de ton nom, Seigneur.
V/. En place de tes pères te sont nés des fils, en cela les peuples te loueront.
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Saint Pierre & saint Paul – Alleluia – Graduale Romanum 1905

Alleluia - Tu es Petrus - ton 2
 

Alleluia, alleluia.
V/. Tu es Petrus, et super hanc petram ædificábo Ecclésiam * meam.
Alleluia.
Alléluia, alléluia.
V/. Tu es Pierre, et sur cette pierre j’édifierai mon Eglise.
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Saint Pierre & saint Paul – Offertoire – Graduale Romanum 1905

Offertoire - Constitues eos - ton 3
 

Constítues * eos príncipes super omnem terram : mémores erunt nóminis tui, Dómine, in omni progénie et generatióne. Tu les as établis princes sur toute la terre, ils feront mémoire de ton nom, Seigneur, de génération en génération.
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Saint Pierre & saint Paul – Communion – Graduale Romanum 1905

Communion - Tu es Petrus - ton 6
 

Tu es Petrus, * et super hanc petram ædi-ficábo Ecclésiam meam. Tu es Pierre, et sur cette pierre, j’édifierai mon Eglise.
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Henry du Mont – Aurea luce / O Felix Roma

Henry du Mont (1610 † 1684), sous-maître de la chapelle royale, maître de la musique de la Reine, organiste de Saint-Paul & du duc d’Anjou.
Aurea luce / O Felix Roma – Hymnus in Festo SS. Apostolorum Petri & Pauli.
2 voix mixtes ou égales & basse continue (AT ou SA).
2 pages.

Parmi ses fameux Cantica Sacra, véritables petits bijoux publiés chez Ballard en 1652 et réédités en 1662, Henry du Mont propose une mise en musique de la troisième strophe de l’hymne des vêpres des saints Apôtres Pierre & Paul sous forme de petit motet à deux voix. Cette hymne ne comporte que quatre strophes, et Henry du Mont prend soin de préciser que sa strophe en musique s’insère dans l’alternance régulière entre l’orgue & le plain-chant du chœur de la façon suivante :

  • Primus versus. Aurea luce. pro Organo.
  • Secundus versus. Ianitor cæli, pro Choro.
  • Tertius versus. O felix Roma. [pro Musica].
  • Quartus versus. Sit Trinitati. pro Choro.
  • Amen. pro Organo.

Cette hymne est du IVème ton, aussi très logiquement Henry du Mont écrit-il sa strophe en musique en La mineur, tonalité la plus proche de ce ton ecclésiatique. Voici du reste le plain-chant de cette hymne d’après une édition du XVIIème siècle :

AureaLuce

Voici le texte de cette hymne et sa traduction française :

Aurea luce, & decore róseo,
Lux lucis omne perfudisti sæculum,
Decorans cœlos inclyto martyrio
Hac sacra die, quæ dat reis véniam.
La brillante lumière de l’éternité baigne de ses bienfaisants rayons ce jour glorieux, qui couronne le martyre illustre, et ouvre aux pécheurs une source de grâces célestes.
Janitor cœli, Doctor orbis pariter,
Judices sæcli, vera mundi lúmina ;
Per crucem alter, alter ense triumphans,
Vitæ senatum laureati possident.
Porteur des clefs du ciel et Docteur du monde, juges des siècles, lumières véritables pour le monde, vous êtes vainqueurs, le premier par la croix, le second par le glaive : ceints de lauriers immortels, vous prenez place au sénat de la vie.
O Felix Roma, quæ tantorum Principum
Es purpurata pretioso sanguine !
Non laude tua, sed ipsorum meritis
Excellis omnem mundi pulchritudinem.
O heureuse Rome, qui a été consacrée par la pourpre précieuse du sang de ces deux Princes ! Non par ta beauté, mais par leurs mérites, tu surpasses toutes les cités du monde.
Sit Trinitati sempiterna glória ;
Honor, potestas, atque jubilátio,
In unitate, cui manet imperium
Ex tunc, et modo, per æterna sæcula.
A la Trinité éternelle soient gloire, honneur, puissance & jubilation, à elle qui, dans l’unité, gouverne toutes choses, maintenant & à travers les siècles.
Amen. Ainsi soit-il

Nous vous proposons la partition d’Henry du Mont dans sa tonalité originelle de La mineur (pour Altus & Tenor) ainsi que dans une transposition une quarte plus haut (pour Superius & Cantus).

Les premières mesures de cette partition :

Henry du Mont - O felix Roma

Téléchargez la partition moyennant un « Like » sur l’un des réseaux sociaux ci-dessous. Le lien apparaîtra ensuite.

Henry du Mont - O felix Roma
La partie de l’Altus vel Superius dans la réédition de 1662............

La partie de l’Altus vel Superius dans la réédition de 1662.

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Programme de la solennité des saints Pierre & Paul

Saint-Eugène, le dimanche 5 juillet 2015, grand’messe de 11h.

Mémoire du VIème dimanche après la Pentecôte.

« Sans doute, frères bien-aimés, le reste du monde prend part à toutes nos solennités saintes ; et la piété d’une même foi demande qu’on célèbre en tous lieux, avec une joie commune, ce qui s’est accompli pour le salut de tous. Néanmoins la fête d’aujourd’hui, en plus de ce respect qui lui est acquis par toute la terre, doit être en notre Ville le sujet d’une vénération spéciale, accompagnée d’une particulière allégresse : de sorte que là où les deux principaux Apôtres sont morts si glorieusement, il y ait, au jour de leur martyre, une plus grande explosion de joie. Car ce sont là, ô Rome, les deux héros qui ont fait resplendir à tes yeux l’Évangile du Christ ; et c’est par eux que toi, qui étais maîtresse d’erreur, tu es devenue disciple de la vérité. »
Sermon de saint Léon, pape, IVème leçon des vigiles nocturnes de cette fête, au second nocturne.

Organiste invité : Philippe Ourselin.

Télécharger le livret de cette messe au format PDF.

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Programme du Vème dimanche après la Pentecôte – saint Eusèbe de Samosate – ton 4

Saint Eusèbe de SamosateParoisse catholique russe de la Très-Sainte Trinité, le dimanche 5 juillet 2015 du calendrier grégorien – 22 juin 2015 du calendrier julien, divine liturgie de saint Jean Chrysostome de 9h15.

Dimanche du ton IV de l’Octoèque. Nous fêtons aussi en ce jour le saint hiéromartyr Eusèbe de Samosate.

Saint Eusèbe était natif de Samosate (Σαμόσατα), appelée aussi Antioche de Commagène, ville du Nord de la Syrie sur l’Euphrate (la Samsat des Turcs, engloutie sous les eaux du barrage Atatürk créé en 1989) et ancienne capitale du petit royaume de Commagène, absorbé en 72 dans la province romaine de Syrie.

Saint Eusèbe était devenu évêque de sa ville natale de Samosate. On ne sait rien de sa vie avant l’an 361 où il participa au concile d’Antioche réuni pour élire le patriarche de cette ville. Les évêques étaient divisés entre les deux tendances nicéennes & ariennes, et on se résolut à élire saint Mélèce, personnage que les Ariens estimaient faible et indécis et qu’ils pensaient être dans leurs rangs. Le décret canonique de cette élection fut remis à saint Eusèbe de Samosate. Une fois élu, saint Mélèce proclama un courageux discours en faveur de la foi catholique devant l’empereur arien Constance II, qui ulcéré, l’exila aussitôt et chercha à annuler canoniquement son élection. L’empereur envoya un messager à Samosate demander à Eusèbe de remettre le décret canonique de l’élection de Mélèce. Eusébe refusa, répondant qu’ayant reçu ce dépôt de la main des évêques, il ne pouvait le rendre qu’à eux-mêmes & qu’il fallait les réunir pour ce sujet. L’empereur Constance, irrité, envoya une seconde délégation lui ordonnant de rendre le décret canonique, sous peine de se voir couper la main droite. Le saint évêque, ayant lu la lettre sans s’effrayer, présenta ses deux mains, disant qu’on pouvait les couper, mais qu’il ne rendrait jamais cet acte, qui était une conviction manifeste de l’impiété des Ariens. Cette réponse courageuse fut admirée de l’empereur lui-même.

Julien l’Apostat (361-363), ayant succédé à Constance II, s’emploie à restaurer le culte des idoles. Saint Eusèbe, déguisé en soldat et portant une tiare, parcourt alors la Syrie, la Phénicie & la Palestine ravagées par la persécution, exhortant les chrétiens à la fidélité et ordonnant clandestinement des clercs, des diacres, des prêtres et des évêques.

En 363, Eusèbe participe à un concile de 27 évêques syriens réuni à Antioche autour de saint Mélèce et y signe le Symbole de Nicée, à la suite d’une lettre synodale que le concile adresse au nouvel empereur Jovien, un chrétien qui a succédé à Julien l’Apostat. Cette lettre met l’accent sur le terme « consubstantiel », mais l’explique en disant qu’il est un équivalent de « semblable en substance », dans une volonté manifeste de réconciliation avec les franges les moins hérétiques du parti arien.

Ayant montré son courage lors de la persécution arienne de Constance et celle païenne de Julien l’Apostat, Eusèbe est tenu en haute estime par les chrétiens de son temps. C’est ainsi que saint Basile le Grand, encore jeune prêtre, lui écrit en 368 (Lettre 27) et le considère comme un père spirituel, estimant que la Sagesse personnifiée du livre des Proverbes au chapitre 9 figure l’image de l’Esprit Saint qui habite ce confesseur de la foi.

Justement, en 370, le siège de Césarée de Cappadoce devient vacant, et saint Grégoire de Naziance l’Ancien, le père du Théologien, appelle saint Eusèbe pour présider à l’élection du nouvel évêque de Césarée, quoique cette ville ne soit pas de sa province ecclésiatique. L’assemblée des évêques choisit d’élire saint Basile et l’amitié des deux saints continua de grandir. Basile écrivit de très nombreuses lettres à Eusèbe, allant lui rendre visite à Samosate pour y goûter « le miel si doux et si agréable de cette Eglise » (cf. Lettres 145 & 157). Ces nombreuses lettres de saint Basile témoignent du zèle apostolique de saint Eusèbe. Malheureusement, aucune des lettres d’Eusèbe n’a été conservée. Saint Basile l’appelle « le généreux défenseur de la foi et le protecteur infatigable des Eglises ». Grégoire le Théologien – qui entretint également une correspondance importante avec saint Eusèbe – salue en lui « la colonne et le fondement de l’Église, le luminaire du monde, la règle de la foi et l’ambassadeur de la vérité. »

Saint Eusèbe était resté sur son siège au milieu de la persécution du nouvel empereur Valens (364-378), qui cherchait à imposer l’arianisme. Cependant ce prince fit exiler Mélèce en Arménie et, en 374, choisit de déposer Eusèbe de son siège de Samosate et de l’exiler en Thrace. Aux messagers de l’empereur qui lui apportaient cet ordre, Eusèbe dit de cacher le motif de leur venue, « car si le peuple, dit-il, en avait connaissance, comme il a été élevé dans le zèle de la religion, il vous noierait dans le fleuve, & on me rendrait responsable de votre mort ». Eusèbe célébra les vêpres dans sa cathédrale comme à l’ordinaire puis partit de nuit avec les envoyés de l’empereur et descendit le fleuve jusqu’à Zeugma. Dès le lendemain, tous les habitants de Samosate se jetèrent dans des barques à la poursuite de saint Eusèbe pour le retenir et refusèrent de le laisser partir plus loin. Le saint évêque leur lut alors le passage de l’Apôtre qui commande d’obéir aux princes. On le laissa partir, non sans avoir tenté de le combler de cadeaux, qu’il refusa. Exilé en Thrace, saint Eusèbe continua une correspondance active avec ses amis saint Basile le Grand et saint Grégoire de Naziance le Théologien. Il échappa en particulier aux massacres perpétrés par les Goths qui envahirent plusieurs fois cette province. Successivement, deux évêques ariens furent nommé par l’empereur pour occuper le siège de Samosate mais le peuple manifesta sa parfaite fidélité à l’orthodoxie. Le premier évêque arien s’appelait Eunome, personnage plutôt doux, mais aucun habitant de la ville ne voulut se tenir dans une assemblée liturgique en sa présence, ni même lui adresser la parole ou le fréquenter, de sorte que, découragé, il démissionna. Le second s’appelait Lucius et tenta d’employer des manières plus contraignantes, exilant les prêtres & clercs fidèles à la foi catholique orthodoxe exprimée au concile de Nicée, mais ne parvint pas davantage à rallier les habitants, qui évitaient soigneusement tout contact avec lui, le considérant comme impur.

Fin 377 – début 378, le pape Damase réunit un concile à Rome en présence de saint Pierre d’Alexandrie qui avait été chassé de son siège patriarcal par les Ariens. Au cours des débats, saint Pierre d’Alexandrie compta au rang des hérétiques ariens saint Mélèce d’Antioche et saint Eusèbe de Samosate, ce qui provoqua la stupeur puis la colère du prêtre Dorothée, légat de saint Basile de Césarée auprès du Pape. Saint Pierre d’Alexandrie retenait que saint Mélèce avait été élu par une partie des évêques ariens, et citait la profession de foi du concile d’Antioche de 363. Saint Basile lui-même dut intervenir auprès de saint Pierre d’Alexandrie, assurant de l’orthodoxie de Mélèce et d’Eusèbe et rappelant que les souffrances & l’exil que ces deux saints souffraient des Ariens étaient la meilleure preuve de leur catholicité (Lettre 263).

En 378 enfin, le nouvel empereur Gratien rétablit la liberté de l’Église et rappela tous les nombreux évêques qui avaient été exilés par Valens pour leur foi. Eusèbe revint à Samosate et assista au concile d’Antioche de 379 où il est marqué le premier après saint Mélèce d’Antioche dans la liste des pères conciliaires.

Dès son retour d’exil, le soucis constant d’Eusèbe fut de placer de nouveaux pasteurs sur les sièges resté vacants par suite de la persécution de Valens, soit en les sacrant lui-même, soit en assistant à leur élection.

Le 22 juin 379, comme il entrait dans la ville de Dolique (Dolikha, petite cité de Commagène à 41 miles de Samosate, alors infectée fortement par l’arianisme) pour y introniser Maris, le nouvel évêque qu’il avait déjà ordonné, il reçut une tuile sur la tête lancée par une adepte de l’arianisme du haut d’un toit. Avant de mourir, priant pour ses ennemis, il exhorta le peuple à ne pas poursuivre la coupable, leur rappelant les paroles de Notre Seigneur sur la croix : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font », ainsi que celles de saint Etienne le Protomartyr : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché ».

Les officiers de la justice impériale tentèrent de poursuivre la coupable, mais c’est le peuple catholique qui obtint en effet qu’elle ne soit point punie, conformément à la demande du saint pasteur.

« Telle fut, dit Théodoret (Histoire ecclésiastique, livre V, chapitre 4), la fin de la vie sainte et de tant de combats et de si glorieux travaux du grand Eusèbe, qu’il avait endurés. Après avoir échappé à la fureur des barbares dans la Thrace, il ne put éviter la cruauté des hérétiques : mais leur inhumanité ne servit qu’à lui acquérir la couronne du martyre ».

Saint Eusèbe de Samosate est fêté au 21 juin dans le rit romain.

Aux heures
A tierce & à sexte : Tropaire du dimanche, ton 4. Gloire au Père. Tropaire du Hiéromartyr. Et maintenant. Theotokion de l’heure. Kondakion : du dimanche.

Tropaires des Béatitudes : 8 tropaires du dimanche, ton 4 :
1. A cause de l’arbre défendu * Adam fut exilé du Paradis, mais par l’arbre de la croix le Larron y entra ; * car l’un, goûtant de son fruit, méprisa le commandement du Créateur, * l’autre, partageant ta crucifixion, confessa ta divinité : ** Souviens-toi de moi dans ton royaume.
2. Seigneur exalté sur la Croix, * tu as brisé la puissance de la mort, * effaçant la cédule écrite contre nous ; * accorde-nous la repentance du Larron * et donne à tes fidèles serviteurs, ô Christ notre Dieu, * de te crier comme lui : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
3. D’un coup de lance, sur la croix * tu as déchiré la cédule écrite contre nous ; * et, compté parmi les morts, tu as enchaîné le prince de l’Enfer, * délivrant tous les hommes des liens de la mort * par ta Résurrection, dont la lumière a brillé sur nous ; * Seigneur ami des hommes, nous te crions : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
4. Crucifié & ressuscité du tombeau, * Dieu tout-puissant, le troisième jour, * avec toi, seul Immortel, tu ressuscitas le premier homme, Adam ; * donne-moi, Seigneur, de prendre aussi la voie du repentir * afin que, de tout mon cœur * & dans l’ardeur de ma foi, je te crie : ** Souviens-toi de moi, Sauveur, en ton royaume.
5. Pour nous l’Impassible devient homme de douleur * et sur la croix se laisse clouer, * afin de nous ressusciter avec lui ; * aussi nous glorifions avec la Croix * les Souffrances & la sainte Résurrection * par lesquelles nous fûmes rénovés, * obtenant le salut en criant : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
6. Ressuscité d’entre les morts * et dépouillant l’empire de la Mort, * il apparut aux Myrrophores, leur annonçant la joie ; * et nous fidèles, prions-le * d’épargner à nos âmes la corruption, * lui répétant sans cesse la parole du bon Larron : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.
7. Fidèles, glorifions d’un même cœur * le Père, le Fils & l’Esprit saint, * invoquons en trois personnes l’unique Divinité * indivisible, inaccessible, sans confusion, ** qui nous sauve des flammes du châtiment.
8. Ta mère, Seigneur, t’enfanta virginalement * et vierge elle est demeurée même après l’enfantement : * c’est elle que nous te présentons pour intercéder auprès de toi : * accorde à sa prière le pardon des péchés * pour ceux qui ne cessent de te crier : ** Souviens-toi de nous aussi dans ton royaume.

A la petite entrée :
1. Tropaire du dimanche, ton 4 : Recevant de l’Ange la joyeuse nouvelle * de la Résurrection de leur Seigneur * et détournant l’ancestrale condamnation, * les saintes Femmes se firent gloire d’annoncer aux Apôtres : * le Christ a triomphé de la mort, * il est ressuscité, notre Dieu, ** pour donner au monde la grâce du salut.
2. Tropaire du Hiéromartyr, ton 4 : Comme tu as pris part aux travaux des Apôtres et que tu as siégé sur leur trône, * tu as ainsi expérimenté que leur activité était une voie vers la vision divine, * O divinement inspiré ! * C’est pourquoi, témoignant de la parole de vérité, * tu as souffert pour la Foi jusqu’à l’effusion de ton sang, * O hiéromartyr Eusèbe ! * Supplie le Christ-Dieu ** que nos âmes soient sauvées.
3. Gloire au Père, & au Fils, & au Saint-Esprit.
4. Kondakion du Hiéromartyr, ton 4 : Ayant vécu saintement dans l’épiscopat * et pris le chemin des martyrs, * pontife Eusèbe, tu as éteint * les foyers de l’hérésie ; * par le crédit que tu possèdes auprès de lui * prie le Christ notre Dieu ** d’accorder à nos âmes le salut.
5. Et maintenant, & toujours, & dans les siècles des siècles. Amen.
6. Kondakion du dimanche, ton 4 : Mon Sauveur & mon libérateur * a ressuscité tous les mortels, * les arrachant par sa force divine aux chaînes du tombeau ; * il a brisé les portes de l’Enfer ** et en maître souverain il est ressuscité le troisième jour.

Prokimen
Du dimanche, ton 4 :
R/. Que tes œuvres sont grandes, Seigneur ! Toutes, avec sagesse tu les fis (Psaume 103, 24).
V/. Bénis le Seigneur, mon âme ! Seigneur, mon Dieu, tu es si grand ! (Psaume 103, 1).

Epître
Du dimanche : Romains (§ 103) X, 1-10.
Si vous confessez de bouche que Jésus est le Seigneur, et si vous croyez de cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, vous serez sauvé.

Alleluia
Du dimanche, ton 4 :
V/. Va, chevauche pour la cause de la vérité, de la piété & de la justice (Psaume 44, 5).
V/. Tu aimes la justice, tu hais l’impiété (Psaume 44, 8).

Evangile
Du dimanche : Matthieu (§ 28) VIII, 28 à IX, 1.
Deux possédés qui étaient si furieux que personne n’osait passer par ce chemin-là, sortirent des sépulcres, et vinrent au-devant de lui ; ils se mirent en même temps à crier, et à lui dire : Jésus, fils de Dieu ! qu’y a-t-il entre vous et nous ?

Verset de communion
Du dimanche : Louez le Seigneur du haut des cieux, louez-le au plus haut des cieux. (Psaume 148, 1).

Télécharger le livret des choristes pour ce dimanche.

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Prose parisienne de la fête de saint Pierre & saint Paul – Offices notés complets de Paris – 1899

La composition de cette prose est de Simon Gourdan (1646 † 1729), chanoine de Saint-Victor. En voici le texte et une traduction ancienne.

TE laudámus, o Regnátor,
O pastórum, Christe, Pastor,
Summis in Princípibus.
Nous te louons, ô Souverain, ô Christ, Pasteur des pasteur, en la personne de ces premiers pasteurs.
Tibi memor gratulétur,
Et concéssis gloriétur
Pia plebs paréntibus.
Que le peuple fidèle te rende grâces et te glorifie pour les avoir reçus comme pères.
HI sunt Sion fundaménta,
Hi colúmnæ, fulciménta,
Turres, propugnácula.
Ce sont eux les fondements de Sion, ce sont eux ses colonnes, ses tours, et ses soutiens.
Hi bissénæ turbæ duces,
Hi stellántis aulæ faces,
Orbis et orácula.
Ce sont eux les chefs du troupeau, ce sont eux les flambeaux du ciel et les oracles de l’univers.
HIS ambóbus orbis cessit,
His ambóbus nox recéssit
Pulsa lumináribus.
Tous deux ont subjugué le monde, tous deux ont dissipé les ténèbres par les lumières de la foi.
Petro vertex principátus,
Paulo verbi magistrátus
Obtigit in géntibus.
Pierre reçoit la grâce de la primauté et Paul la prérogative d’apôtre des nations.
ILLI claves committúntur :
Huic arcánæ res pandúntur
Rapto super æthera.
Les clefs sont confiées à Pierre, à Paul la révélation des mystères cachés en étant enlevé au-dessus des cieux.
Hæc fœcúnda nos lactárunt
Ore, scriptis, et potárunt
Sponsæ matris úbera.
Ils sont comme les mamelles de l’Eglise notre mère, puisqu’ils nous ont abreuvés du lait de la foi par leur prédication et par leurs écrits.
ARCEM impérii
Christo subjíciunt,
Et sacerdótii
Caput stabíliunt.
Ils soumettent au Christ la capitale de l’Empire, et y établissent le siège du sacerdoce.
Athlétæ férvidi
Debéllant númina :
Torréntes límpidi
Manant in flúmina.
Athlètes intrépides, ils abattent les idoles ; torrent limpides, ils arrosent le champ de l’Eglise.
NAVIS Petri non quassátur,
Contra fluctus obfirmátur ;
Hac in arca grex salvátur
Integer credéntium.
La barque de Pierre est inébranlable, elle résiste à la fureur des flots ; c’est dans cette arche que le troupeau des croyants est à couvert du naufrage.
Quin olympus reserátur,
Vel indígnis obserátur,
Sors ætérna temperátur
Ad Petri judícium.
Sur l’ordre de Pierre, le ciel s’ouvre ou bien se ferme, les destinées éternelles sont décidées.
QUANTA cœlo merces datur !
Cruce Petrus consummátur,
Ferro Paulus obtruncátur :
Sic se litant hóstiæ.
Que leur récompense est grande dans le ciel ! Pierre consume ses jours sur la croix, et Paul par le fer ; ainsi s’immolent-ils en hosties.
Hic triúmphus bellatórum :
Hæc coróna magistrórum :
Binum lumen oculórum
Sic micat Ecclésiæ.
Tel est le triomphe de ces soldats, telle est la couronne de ces maîtres, ainsi brillent ceux qui sont comme les deux yeux de l’Eglise.
PETRE, radix unitátis,
Paule, jubar veritátis,
Super astra qui regnátis,
Datæ jure potestátis
Nos e cœlo régite.
Pierre, racine de l’unité, Paul, rayon perçant de la vérité, vous régnez au-dessus des cieux ; comme vous en avez reçu le pouvoir, conduisez-nous nous aussi au ciel.
Quos in fide genuístis,
Quos præcéptis imbuístis,
Quos exémplo docuístis,
Quos cruóre perfudístis,
Deo nos conjúngite. Amen. Allelúia.
Ceux que vous avez engendrés dans la foi, que vous avez nourris de vos leçons, que vous avez enseignés par vos exemples et pour qui vous versâtes votre sang, unissez-les à Dieu. Amen. Alleluia.
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